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AFFECTATIONS

C.S. Capitale
C.S. des Premières-Seigneurie - à venir

 
Date limite pour réserver: 4 mai 2018

Mot du président

Se choisir et respecter ses convictions

À vous, enseignantes et enseignants, membres du SERQ,

Au nom du conseil d’administration de votre syndicat, et à la suite d’un vote unanime des personnes déléguées en faveur d’une assemblée générale qui propose la tenue d’un référendum sur notre affiliation, je tiens à vous expliquer ce pourquoi nous croyons fermement que nos intérêts et nos conditions de travail seront mieux défendus en joignant les rangs de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). 

Bref historique de la FAE

En 2006, neuf syndicats ont choisi de quitter la FSE-CSQ, à la suite de désaccords profonds. Ces désaccords concernaient notamment :

  • l’appui donné par la FSE-CSQ à la réforme de l’éducation, avec ses répercussions néfastes sur la tâche, sur la profession, sur les élèves et sur l’école publique ;
  • la gestion et la conclusion de la négociation nationale de 2005 qui ont donné lieu à de nombreux reculs dans les conditions de travail, notamment en EHDAA.

Les 34 000 enseignantes et enseignants de ces syndicats, dont plusieurs sont situés en milieu urbain, comme le SERQ, négocient maintenant leur propre contrat de travail avec le gouvernement, le ministère de l’Éducation et la Fédération des commissions scolaires.

Et nous ?

Au SERQ, depuis 2006, nous avons travaillé très fort pour tenter de changer les choses au sein de la FSE-CSQ, pour y développer un syndicalisme plus ferme, plus déterminé. Nous n’avons ménagé aucun effort, je peux vous l’assurer. Nous sommes forcés de constater aujourd’hui que les changements ne sont pas au rendez-vous. 

Comme vous le savez, nous avons voté en très forte majorité contre le contenu des ententes de principe lors des deux dernières négociations nationales, en 2010 et en 2015, tellement les résultats étaient décevants. Deux fois, nous avons donc dû marquer notre dissidence.

Une troisième dissidence n’est pas une option !

Maintenir notre affiliation FSE-CSQ signifierait ne rien changer et risquer d’être confrontés aux mêmes résultats décevants. Bien que l’on ne puisse pas garantir le résultat d’une négociation, nous croyons qu’un regroupement avec la FAE, formé uniquement d’enseignantes et d’enseignants, nous donne accès à un meilleur porte-voix et à de meilleures perspectives.

Lors de la dernière ronde de négociation nationale, la FSE a entériné l’Entente de principe en décembre 2016, alors que la FAE a réglé en mars 2017. Considérant la forte mobilisation et l’appui de la population aux revendications des enseignantes et enseignants, les résultats n’auraient-ils pas été plus satisfaisants si la FSE avait poursuivi la négociation jusqu’en mars 2017 ?

Le quatorze (14) décembre 2016, considérant le faible contenu de l’Entente de principe présentée, nous avons, au SERQ, tout tenté pour convaincre l’exécutif et les membres de la FSE de poursuivre les négociations. Comme la FAE n’avait pas encore réglé, nous voulions que soit donné un dernier coup de barre afin de faire bouger le gouvernement. Même si plusieurs collègues d’autres syndicats FSE confirmaient la faiblesse de ce qui nous était présenté, la poursuite de la négociation a été refusée et l’entente de principe a été acceptée par la FSE. À ce moment, la délégation du SERQ était sous le choc. Comment accepter une telle entente, notamment sans allégement significatif de la tâche des enseignantes et enseignants ? La présidente de la FSE elle-même avait toujours soutenu qu’il n’y aurait pas d’entente sans un allégement de la tâche !

La force du nombre ? 

J’ai toujours cru à la force du nombre. Pourtant, avec l’affiliation FSE-CSQ,
il s’avère malheureusement que le nombre nous sert mal. La structure actuelle de négociation en FSE, en CSQ et en front commun constitue un frein aux aspirations des enseignantes et enseignants.

Depuis plusieurs années, il ne fait aucun doute que les enseignantes et enseignants ont la cote auprès de la population et, spécialement, auprès des parents du Québec. Nous n’utilisons pas suffisamment ce capital de sympathie. Nous sommes noyés dans le grand groupe. C’est certainement pour cette raison que les membres du SERQ ont toujours eu de la difficulté à accepter une négociation nationale en CSQ et refusé une négociation nationale en front commun.

En effet, lorsque les questions liées aux salaires et à la retraite font l’objet d’une entente de principe imminente pour tout le secteur public, une pression s’exerce sur les groupes qui demeurent en négociation. L’entente de principe FSE-CSQ est intervenue le 14 décembre 2016, trop faible et trop tôt selon nous. L’entente sur les salaires et la retraite du secteur public a été signée le 16 décembre 2016…

Une décision mûrement réfléchie

Cette question liée à l’affiliation du SERQ est l’une des plus importantes que j’aie eue à discuter avec vous depuis que je préside notre syndicat. J’ai voulu que l’on soupèse parfaitement les avantages et inconvénients d’un tel changement. D’autant que je quitterai pour la retraite à la fin juin 2018 et que je veux laisser la maison en ordre. Nous avons procédé à un exercice d’une grande minutie. Il me tient à cœur que vous, membres du SERQ, collègues de l’enseignement, ayez en main les meilleurs outils possibles pour améliorer vos conditions de travail, pour embellir votre vie au travail. 

C’est pourquoi, avec les membres du conseil d’administration, je vous inviterai à voter en faveur d’un changement d’affiliation, en faveur de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Une organisation par des profs et pour des profs !

Denis Simard
Président du SERQ